(094) Les femmes chinoises.
Quoique la majorité de la population soit chinoise, les femmes de cette race sont ici en très petit nombre, ne sortent que rarement et se tiennent cachées derrière leurs persiennes, occupées à leur toilette ou à fumer l’opium.
Elles sont généralement belles, très blanches de peau et ont des formes opulentes ; jeunes elles sont mignonnettes, se fardent et se poudrent malgré leur beauté naturelle. Arrivées à un certain âge, elles s’arrondissent et n’en sont que plus agréables aux Chinois, qui regardent la grosseur comme une perfection.
L’étoffe et la forme de leurs vêtements sont à peu près les mêmes que ceux des hommes, les manches de leur blouse sont larges comme celles des robes de nos avocats, elles s’arrêtent au coude et laissent leurs beaux bras potelés à découvert.
Dans leur toilette, elles sont d’une excessive propreté, toujours tirées comme on dit vulgairement à quatre épingles. Ayant de superbes cheveux noirs, elles les arrangent avec un goût si merveilleux qu’en les regardant vous pensez malgré vous à l’agencement minutieux des coiffures de nos dames françaises d’autrefois. En négligé, leurs cheveux forment deux belles nattes luisantes qu’elles laissent pendre ou enroulent en couronne derrière la tête au moyen d’épingles en or ou de longues broches en écaille ou en ébène, pareilles à celles dont se sont servies pendant longtemps nos femmes de France.
Quand elles sortent en grande toilette, leurs cheveux — arrangés en forme d’ailes de pigeons de chaque côté de la tête, et si bien cirés qu’ils restent droits comme si un fil de fer leur donnait cette forme-là — sont ornés de perles ou de fleurs fines artificielles. Les unes, celles qui ont de petits pieds, c’est-à-dire qui suivent la mode chinoise plus suivie autrefois que de nos jours, ont été habituées dès leur enfance à se comprimer le pied avec des bandelettes, portent de petits sabots microscopiques à hauts talons et marchent à pied difficilement et d’une façon très drôle. Les autres, faites comme nous, chaussent de petits souliers vernis très découverts pour laisser voir leurs bas blancs. Toutes ont des colliers en or et des bracelets en jade de la plus grande valeur, toutes sont véritablement jolies et nous rappellent les agaçants minois de nos belles compatriotes.
Ça fait plaisir de voir que votre ancêtre a su apprécier la beauté des femmes chinoises (et même la beauté "rondelette" des femmes " d'un certain âge") !
RépondreSupprimerH. Roze n’était pas grossophobe.
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