(011) Un grain. (22 février)
Comme hier, le ciel est couvert de nuages et un assez bon vent nous pousse en pleine Méditerranée. Mais voilà que sur les dix heures le temps devient de plus en plus tumultueux ; un instant encore et l’eau tombe par torrents, la grêle frappe comme des balles, le tonnerre se met de la partie, si bien qu’au dire des marins c’est un grain qui passe. Pour se garantir des averses on met les toiles-abris, mais le pont est tout de même inondé et il nous faut descendre dans la batterie, où nous sommes obligés, vu le grand nombre des fuyards, de nous tenir debout toute la journée. Vraiment ce jour-là nous avons été malheureux, et pour ma part je n’ai jamais vu temps pareil.
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