(033) La prière des Arabes.
Les Arabes
fanatiques, je les vois tantôt baisant la terre, tantôt se levant debout
immobiles comme des statues, les bras en croix et les yeux fixés vers le ciel.
Ils ont l’air de faire tout cela avec une conviction profonde, car notre
présence et nos regards moqueurs ne semblent pas les troubler un seul instant.
Leur prière finie, tous vont puiser de l’eau au Nil, font leurs ablutions
matinales pour s’en retourner heureux et contents. D’après les Arabes que
j’ai vus, ceux de cette partie de l’Égypte paraissent rieurs, familiers et
n’ont pas cet air rêveur qui distingue ceux des environs d’Alexandrie.
À droite de la pierre sacrée où viennent prier les indigènes au lever du soleil, j’aperçois des masses de chameaux et d’ânes parqués en plein air en attendant leur embarquement pour l’Abyssinie. Près de ce parcage, je vois de longues files de tentes où logent les ouvriers du canal et les quelques soldats éthiopiens qui forment la garnison de cette ville dont la physionomie est complètement arabe, c’est-à-dire bizarre et sauvage, quoiqu’elle tende à se transformer un peu depuis l’arrivée des entrepreneurs européens.
Comme nous n’avons fait que descendre du wagon pour monter sur le remorqueur qui nous a conduits à bord de la Sarthe, je ne puis presque rien vous dire sur Suez ; du reste autant que je m’abstienne d’en parler, car tout ce que je dirais serait trop vague et trop peu intéressant.
Pour aller au bâtiment qui doit nous mener en Cochinchine, nous longeons des bancs de sable qui forcent les navires à se tenir à une distance assez éloignée de la ville et menacent d’envahir les bassins que l’on a voulu creuser. Ensuite nous passons au milieu d’énormes dragues qui doivent (comme on dit vulgairement) abattre pas mal d’ouvrage par jour, puis nous nous trouvons avec quelques vaisseaux anglais, français et turcs qui stationnent dans cette rade dangereuse.
À droite de la pierre sacrée où viennent prier les indigènes au lever du soleil, j’aperçois des masses de chameaux et d’ânes parqués en plein air en attendant leur embarquement pour l’Abyssinie. Près de ce parcage, je vois de longues files de tentes où logent les ouvriers du canal et les quelques soldats éthiopiens qui forment la garnison de cette ville dont la physionomie est complètement arabe, c’est-à-dire bizarre et sauvage, quoiqu’elle tende à se transformer un peu depuis l’arrivée des entrepreneurs européens.
Comme nous n’avons fait que descendre du wagon pour monter sur le remorqueur qui nous a conduits à bord de la Sarthe, je ne puis presque rien vous dire sur Suez ; du reste autant que je m’abstienne d’en parler, car tout ce que je dirais serait trop vague et trop peu intéressant.
Pour aller au bâtiment qui doit nous mener en Cochinchine, nous longeons des bancs de sable qui forcent les navires à se tenir à une distance assez éloignée de la ville et menacent d’envahir les bassins que l’on a voulu creuser. Ensuite nous passons au milieu d’énormes dragues qui doivent (comme on dit vulgairement) abattre pas mal d’ouvrage par jour, puis nous nous trouvons avec quelques vaisseaux anglais, français et turcs qui stationnent dans cette rade dangereuse.

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