(008) Entrée du détroit.
L’entrée de la passe, ce fameux Charybde et Scylla des anciens, étant encore aujourd’hui assez dangereuse à cause du rapprochement des deux côtés et des remous produits par la différence de niveau des deux mers, la marche du navire se ralentit et un vieux pilote messinois monte à bord. Bientôt la passe est heureusement franchie, et nous commençons à découvrir le plus beau panorama qu’il soit donné à un homme de contempler. Le long de la botte de l’Italie, je vois les rivages de la Calabre peuplés d’une infinité de villes et de villages très rapprochés les uns des autres. Là, c’est la plaine accidentée et fertile, et plus haut c’est la montagne aride, avec ses échancrures grandioses et sauvages, ses neiges éternelles, ses torrents furieux, et au-dessus encore de ce magnifique paysage, le soleil d’Italie qui dore tout de ses rayons.
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