(072) Détails sur les rues de Saïgon.
D’abord, ne vous figurez pas que Saïgon est une ville
peuplée de sauvages, et sauvage elle-même par son aspect ; comme votre
serviteur l’avait cru aussi tout d’abord. Non, les Orientaux qui l’habitent se
civilisent peu à peu à notre contact et les cases en paillotes se transforment
rapidement en maisons bâties à l’européenne.
Pour vous donner quelques détails sur la ville, je suivrai les quais d’abord, puis j’entrerai dans chacune des rues les plus importantes.
Au rond-point du Donnaï et de l’arroyo chinois, j’ai à ma gauche un boulevard magnifique planté de chaque côté de deux rangs de manguiers touffus ; déjà ce boulevard peut vous mener jusqu’à moitié route de Cholon, et toujours sur les bords de l’arroyo. Comme l’on y travaille avec une grande activité, l’année prochaine il sera certainement fini ; ce sera alors la plus belle promenade que l’on puisse avoir.
Sur ce quai s’élèvent déjà beaucoup de maisons, entre autres celle du riche Chinois Can-Ken-Sing d’où part tout l’opium que l’on fume dans la Colonie ; puis divers consulats, une imprimerie et des entrepôts. À mesure que l’on s’éloigne de Saïgon de ce côté-là, les paillotes deviennent plus nombreuses et forment un village très populeux qui a un marché assez fréquenté. Ce gros village s’appelle Can-ong-Lang. C’est dans cet endroit que se trouvent les théâtres dont je vais parler tout à l’heure.
Pour vous donner quelques détails sur la ville, je suivrai les quais d’abord, puis j’entrerai dans chacune des rues les plus importantes.
Au rond-point du Donnaï et de l’arroyo chinois, j’ai à ma gauche un boulevard magnifique planté de chaque côté de deux rangs de manguiers touffus ; déjà ce boulevard peut vous mener jusqu’à moitié route de Cholon, et toujours sur les bords de l’arroyo. Comme l’on y travaille avec une grande activité, l’année prochaine il sera certainement fini ; ce sera alors la plus belle promenade que l’on puisse avoir.
Sur ce quai s’élèvent déjà beaucoup de maisons, entre autres celle du riche Chinois Can-Ken-Sing d’où part tout l’opium que l’on fume dans la Colonie ; puis divers consulats, une imprimerie et des entrepôts. À mesure que l’on s’éloigne de Saïgon de ce côté-là, les paillotes deviennent plus nombreuses et forment un village très populeux qui a un marché assez fréquenté. Ce gros village s’appelle Can-ong-Lang. C’est dans cet endroit que se trouvent les théâtres dont je vais parler tout à l’heure.
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