(048) Nageurs. Marchands.
Le lendemain de notre arrivée, dès la pointe du jour, nous
voyons accourir autour du bâtiment les naturels du pays, qui sont noirs comme
de l’ébène, à peu près nus et malpropres. Les uns ont la tête complètement
rasée, les autres portent de longs cheveux rouges ou, pour mieux dire, de la
laine frisée qui leur retombe en mèches sur les tempes et leur donne un aspect
tout à fait sauvage.
Ceux-ci, en venant demander l’aumône, veulent prouver leur adresse à la nage ; ils se réunissent donc par bandes de trois ou quatre autour du navire et vous excitent par leurs cris à leur jeter au fond de l’eau quelque menue pièce de monnaie. Dès qu’elle tombe, on les voit tous faire la culbute en même temps et revenir une seconde après à la surface avec la pièce entre leurs dents.
Ceux-là viennent en barque, ce sont des marchands israélites. Assez propres si on les compare aux autres indigènes, ils montent à bord pour vendre des plumes d’autruches et d’oiseaux rares à bon marché, telles qu’elles seraient capables de faire accourir toutes nos jeunes modistes de France. Les embarcations dont ils se servent sont des péniches ou radeaux. Sur ces esquifs légers, ils vont à la pêche et mettent leurs marchandises sans penser au danger, et pour toute rame n’ont qu’une pagaie qu’ils passent lentement de droite à gauche pour se reposer.
Parmi ces marchants, quelques-uns nous ont vendu beaucoup de poissons. Du reste il y en a tant dans les environs qu’ils le donnaient presque pour rien. Ce qu’ils m’ont vendu à moi, c’étaient d’excellentes huîtres, trop difficiles à ouvrir, mais qui ne m’en ont pas moins rappelé nos huîtres de Cancale.
Ceux-ci, en venant demander l’aumône, veulent prouver leur adresse à la nage ; ils se réunissent donc par bandes de trois ou quatre autour du navire et vous excitent par leurs cris à leur jeter au fond de l’eau quelque menue pièce de monnaie. Dès qu’elle tombe, on les voit tous faire la culbute en même temps et revenir une seconde après à la surface avec la pièce entre leurs dents.
Ceux-là viennent en barque, ce sont des marchands israélites. Assez propres si on les compare aux autres indigènes, ils montent à bord pour vendre des plumes d’autruches et d’oiseaux rares à bon marché, telles qu’elles seraient capables de faire accourir toutes nos jeunes modistes de France. Les embarcations dont ils se servent sont des péniches ou radeaux. Sur ces esquifs légers, ils vont à la pêche et mettent leurs marchandises sans penser au danger, et pour toute rame n’ont qu’une pagaie qu’ils passent lentement de droite à gauche pour se reposer.
Parmi ces marchants, quelques-uns nous ont vendu beaucoup de poissons. Du reste il y en a tant dans les environs qu’ils le donnaient presque pour rien. Ce qu’ils m’ont vendu à moi, c’étaient d’excellentes huîtres, trop difficiles à ouvrir, mais qui ne m’en ont pas moins rappelé nos huîtres de Cancale.
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