(032) À Suez. (19 mars)
Après le Caire,
nous avons fait encore plus de cinquante lieues sans rencontrer aucune trace
humaine. Maintenant nous côtoyons les montagnes de l’Arabie, puis nous les
laissons à droite à quelque distance et nous arrivons à Suez. Près de la ville,
que nous apercevons au milieu de la brume du matin, la voie unique depuis la
dernière gare forme ici un embranchement pour des voies de garage assez
nombreuses, couvertes de wagons de marchandise. Nous sommes arrêtés là pour
donner le temps à un train en formation de passer sur une autre voie.
De la portière des voitures nous avons pu voir le commencement de ce canal gigantesque dont l’achèvement est attendu avec tant d’impatience par les marines de toutes les nations ; nous apercevons les chantiers, les entrepôts immenses et les bureaux de la Compagnie, tout cela a été construit comme par enchantement dans ce pays où pourtant l’on se procure si difficilement toute chose.
À l’instant où nous nous arrêtons, il est 6 heures du matin, les ouvriers européens vont à leur travail, tandis que la plupart des Arabes se dirigent du côté d’une esplanade dallée située près de nous. Arrivés là, ils ôtent leurs babouches et leurs manteaux, puis se prosternent à plusieurs reprises pour adresser leurs prières à Allah. Le soleil se lève radieux, c’est le moment le plus favorable car après le grand Allah ferme l’oreille à tout ce qu’on peut lui dire.
De la portière des voitures nous avons pu voir le commencement de ce canal gigantesque dont l’achèvement est attendu avec tant d’impatience par les marines de toutes les nations ; nous apercevons les chantiers, les entrepôts immenses et les bureaux de la Compagnie, tout cela a été construit comme par enchantement dans ce pays où pourtant l’on se procure si difficilement toute chose.
À l’instant où nous nous arrêtons, il est 6 heures du matin, les ouvriers européens vont à leur travail, tandis que la plupart des Arabes se dirigent du côté d’une esplanade dallée située près de nous. Arrivés là, ils ôtent leurs babouches et leurs manteaux, puis se prosternent à plusieurs reprises pour adresser leurs prières à Allah. Le soleil se lève radieux, c’est le moment le plus favorable car après le grand Allah ferme l’oreille à tout ce qu’on peut lui dire.
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