(106) Les Malais.

Je n’ai plus que quelques mots à dire sur les Malais et j’aurai parlé des cinq races qui peuplent Saïgon et la Cochinchine.
Ces Asiatiques proviennent des îles de la Sonde et de la Malaisie, de Java, de Bornéo et de Sumatra. Les hommes de cette race sont maigres, petits mais trapus et bronzés comme les Annamites, avec lesquels ils ont du reste une grande ressemblance.
On les emploie ici comme cochers et garçons d’écurie. Je ne leur vois pas d’autre profession, à moins qu’on ne veuille regarder comme telle la passion qu’ils ont pour les combats de coqs. Ils prennent deux de ces volatiles qu’ils ont apprivoisés à cet effet, leur attachent un éperon à l’une des pattes, mettent en présence les deux champions et les excitent si bien par leurs cris que bientôt ils ont provoqué leur colère. Alors des paris quelquefois très élevés s’engagent entre les propriétaires des volatiles et les assistants ; il y a alors deux camps et la question n’est résolue que lorsque l’un des coqs est vaincu par l’autre et reste inanimé sur le terrain.
De même que les Tagals ils s’habillent presque tous à l’Européenne, seulement ils vont nu pieds, gardent leur turban fait avec un mouchoir grisâtre ainsi qu’une pièce de cotonnade passée en sautoir sur la poitrine, à la façon de l’écharpe que portent les Suisses de nos églises.

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