(084) Chinoiseries.

Il y a peut-être une dizaine de ces marchands à Saïgon. C’est chez eux que l’on trouve en magasin toutes ces porcelaines admirables dont on fait tant de cas et que l’on achète au poids de l’or chez nous. Tous ces meubles et coffrets en laque, en os, en ébène incrustés d’or, de nacre, d’ivoire ou d’émail, toutes ces étoffes de soie à fleurs si recherchées, toutes ces étoffes de laine, de coton, couvertes de broderies et de riches dessins, tous ces crépons qui font de si beaux châles et se vendent si cher en France. C’est là où l’on rencontre ces éventails à surprises, à dessins grotesques en feuillage, en plumes, en bois de camphre et d’ébène sculpté, ces bracelets en jade, ces collections d’insectes, d’oiseaux ; ces nattes fines coloriées, ces boîtes de couleur, cette encre de Chine incomparable et en un mot tous ces mille riens de l’art chinois et japonais si finement et si délicatement confectionnés, toutes ces bagatelles, œuvre de patience, que nous emportons précieusement en Occident pour les distribuer en cadeaux, et qui pour des Européens sont d’un prix inappréciable.

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