(040) La soif et le manque d’eau. (27, 28 et 29 mars)
Les jours suivants nous ne savions plus où nous mettre tant
la chaleur était grande, à l’ombre même nous tombions comme des mouches
alourdies dans un coin. On avait beau arroser le pont toutes les heures, nous
n’en étions pas moins abattus. Il nous eût fallu seulement un bon verre d’eau
fraîche pour nous ranimer, mais l’eau dont nous pouvions disposer était l’eau
d’un charnier autour duquel tout le monde se pousse pour arriver plus vite.
Cette eau était chaude et bourbeuse, et le médecin du bord nous avait défendu
de nous approcher des suçoirs à cause des nombreux cas de scorbut qui s’étaient
déjà manifestés.
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