(060) Roulis. Les îles Nicobar. (22, 23, 24, 25 avril)
Le lendemain notre navire, qui roule un peu depuis que nous
sommes dans l’océan Indien — i. e. depuis notre sortie du détroit de
Bab-el-Mandeb — se met à rouler bien davantage, mais ce n’est pas un roulis
comme à bord de la Seine, où nous
étions rejetés violemment et par saccades de tribord à bâbord ; non, le
bâtiment, étant plus solide, résiste mieux à la mer et ses mouvements sont plus
lents et plus doux.
Le soir, comme la nuit dernière, nous avons encore un orage
et une pluie écrasante. Les jours suivants le temps varie aussi d’heure en
heure, de sorte que nous finirons par nous habituer à ces changements de
température.
Le 25 au matin, la terre est signalée à tribord ; ce
sont les îles Nicobar, îles volcaniques situées au nord de Sumatra. Elles
paraissent très nombreuses, mais comme nous en passons loin, je ne puis donner
d’autres détails sur elles. Les cartes marines indiquent beaucoup de bancs de
sable dans ces parages, aussi s’est-on arrêtés deux fois pendant la nuit pour
faire des expériences de sondage.
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