(037) Les côtes d’Arabie et d’Afrique. (24 mars)

Cette nuit nous n’avons eu ni roulis ni tangage et nous avons filé 9 à 12 nœuds à l’heure, ce qui nous donne une assez bonne idée de la Sarthe et nous apporte le présage d’une rapide traversée.
La mer Rouge étant très resserrée dans l’endroit où nous sommes, nous naviguons ayant toujours les côtes en vue, mais quelles côtes, grand Dieu ! Des déserts immenses de chaque côté, et au-delà de ces déserts, des montagnes sauvages dont les ravins profonds sont pleins d’un sable mouvant que les vents terribles ont soulevé ailleurs en un tourbillon pour venir l’amonceler ici. Souvent nous nous approchons très près du rivage, mais jamais nous ne voyons aucun être vivant, aucune trace d’habitation.
Vers 2 heures de l’après-midi, nous passons au milieu de quelques îles qui paraissent désertes et dépourvues de végétation, comme tout ce que nous avons trouvé derrière nous. Un peu plus tard, nous distinguons un vapeur à bâbord ; ce vapeur remorque un grand voilier. Le pavillon qu’ils portent tous les deux n’est pas le même, mais l’éloignement nous empêche de distinguer à quelle nation ils appartiennent.

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