(027) Causes de la fertilité de l’Égypte.
Au temps des
Hébreux et des Romains, l’Égypte était regardée comme la terre la plus fertile
du monde connu, comme la nourrice des peuples. Cette terre cependant n’était
que sable partout, il fallait par conséquent quelque agent invisible qui se
chargeât de la faire produire. D’où provenait donc cette fertilité ? Pour
ces temps-là, ce fait tenait du prodige, de sorte que cela suffisait pour qu’on
n’en recherchât pas la cause. Depuis lors cette région de l’Afrique a
accoutumée à produire, et elle produit même plus qu’autrefois parce que, les
véritables causes de cette fertilité aussitôt découvertes, l’homme, par
certains travaux intelligents, a contribué à étendre cette fertilisation.
Le Nil, ce beau fleuve dont on connaît aujourd’hui la source, avant de parcourir toute l’Égypte reçoit dans son cours le trop-plein de boues supérieures, les eaux provenant de la fonte des neiges, les eaux pluviales qui roulent des montagnes, entraînant avec elles dans la vallée toutes sortes de détritus ; grossi par ces torrents pleins de limon, il s’échappe alors de son lit, parcoure les milliers de canaux que les fellahs ont eu soin de creuser et laisse sur toutes les terres une couche de boue et de sel qui joue le grand rôle dans cette fertilisation, parce que tous les lacs, les plus petits cours d’eau, sont salins.
Lorsqu’ils sont à sec, comme je l’ai vu de mes propres yeux en entrant dans le désert, toute la surface du sol reste couverte d’une couche blanchâtre qui brille aux rayons du soleil, et l’air est fortement imprégné d’exhalaisons salines. Ces choses étant connues, les récits des livres hébraïques ne doivent plus nous surprendre quand ils parlent des sels de la mer Morte et de la femme de Lot changée en statue de sel ; ils ne font que nous prouver qu’à cette époque le sel était tout aussi commun en Égypte qu’il est encore aujourd’hui.
La partie de l’Égypte où le Nil se divise en plusieurs branches, et que l’on appelle le delta, est donc nécessairement de la plus grande fertilité ; il faut voir en effet comme la plaine, qui se déroule le long des rives comme un ruban verdoyant, est plantureuse, il n’y a qu’à semer pour récolter et, pourvu que les débordements arrivent à époque fixe, on est sûrs que la terre engraissée ne se montrera pas ingrate. Voilà pourquoi on remarque de si belles cultures de millet, de tabac, de canne à sucre, de coton, de riz, de blé, etc.
Telles sont les dernières observations que j’avais à faire pour clore ce long chapitre relatif à l’Égypte.
Le Nil, ce beau fleuve dont on connaît aujourd’hui la source, avant de parcourir toute l’Égypte reçoit dans son cours le trop-plein de boues supérieures, les eaux provenant de la fonte des neiges, les eaux pluviales qui roulent des montagnes, entraînant avec elles dans la vallée toutes sortes de détritus ; grossi par ces torrents pleins de limon, il s’échappe alors de son lit, parcoure les milliers de canaux que les fellahs ont eu soin de creuser et laisse sur toutes les terres une couche de boue et de sel qui joue le grand rôle dans cette fertilisation, parce que tous les lacs, les plus petits cours d’eau, sont salins.
Lorsqu’ils sont à sec, comme je l’ai vu de mes propres yeux en entrant dans le désert, toute la surface du sol reste couverte d’une couche blanchâtre qui brille aux rayons du soleil, et l’air est fortement imprégné d’exhalaisons salines. Ces choses étant connues, les récits des livres hébraïques ne doivent plus nous surprendre quand ils parlent des sels de la mer Morte et de la femme de Lot changée en statue de sel ; ils ne font que nous prouver qu’à cette époque le sel était tout aussi commun en Égypte qu’il est encore aujourd’hui.
La partie de l’Égypte où le Nil se divise en plusieurs branches, et que l’on appelle le delta, est donc nécessairement de la plus grande fertilité ; il faut voir en effet comme la plaine, qui se déroule le long des rives comme un ruban verdoyant, est plantureuse, il n’y a qu’à semer pour récolter et, pourvu que les débordements arrivent à époque fixe, on est sûrs que la terre engraissée ne se montrera pas ingrate. Voilà pourquoi on remarque de si belles cultures de millet, de tabac, de canne à sucre, de coton, de riz, de blé, etc.
Telles sont les dernières observations que j’avais à faire pour clore ce long chapitre relatif à l’Égypte.
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