(024) Cimetière arabe. Rives du Nil.

Après notre visite à la colonne Pompée, nous avons traversé le cimetière arabe placé au dehors des fortifications. Dans cet immense champ de repos, nous avons été témoins d’un enterrement mahométan, des gesticulations du marabout et des glapissements que poussaient les parents et les amis du défunt pour exprimer leurs regrets.
Nous voulions nous approcher tout près de la fosse, quand un espèce de gardien nous a prié de rebrousser chemin ; il croyait sans doute que nous étions venus dans l’unique but de nous moquer de sa religion. C’était loin d’être mon idée à moi certainement, car je respecte trop les croyances de chaque peuple et l’asile des morts pour me montrer impie en face d’une cérémonie quelle qu’elle soit, faite ici ou là chez quelque nation que ce puisse être. J’étais simplement venu dans un but d’études.
De là nous sommes descendus sur les bords du Nil. Cette branche, la plus petite des trois qui existent encore aujourd’hui, était toute sillonnée de barques et bordée de champs de blé, de millet et de cannes à sucre. Nous sommes rentrés en ville en longeant la gare du chemin de fer. Là nous nous sommes trouvés bien embarrassés tant il y avait de poussière et de boue, d’Arabes déguenillés, de voitures de transport et de chameaux.
Plus loin nous sommes tombés sans le savoir dans le quartier arabe proprement dit. Pour ma part il y a longtemps que je désirais faire une petite excursion de ce côté-là, afin de voir de vraies familles arabes telles qu’elles sont au désert, avec leurs mœurs, leurs costumes et leur manière de vivre.

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