(113) Animaux domestiques et sauvages.

Parmi les oiseaux de basse-cour, nous avons ici le canard, la poule, le paon, l’oie, le dindon et le pigeon.
Parmi ceux qui vivent à l’état sauvage, il y a presque tous ceux de notre pays, le corbeau, le moineau, la perdrix, la sarcelle, le pluvier, l’aiglon, le merle et la bécasse. Ceux qui sont particuliers à la contrée sont nombreux, il y en a de petits très jolis et de très grands qui ne fréquentent que les marécages et les bords de la mer. De ce côté-là, ce n’est pas le gibier qui manque. Pour peu que l’on demeure seulement à un kilomètre de Saïgon, on n’a qu’à sortir sur le seuil de sa porte pour abattre souvent plusieurs pièces.
Parmi les animaux domestiques nous avons ici le cochon, le bœuf, la vache, le chien, le chat, le cheval, des buffles et quelques chèvres venus de Singapore. Quoique l’herbe soit ici très abondante, les vaches ne donnent que peu ou point de lait, aussi ne fait-on pas de beurre. Quant aux moutons, il n’y en a pas : on a bien essayé de les acclimater, mais sans succès. Ceux que l’on fait venir de Singapore, on ne les fait venir que pour la boucherie, aussi lorsque l’on veut se régaler d’une côtelette est-on obligé de la payer 2,50 à 3 francs.
En fait de gibier à poil nous avons le cerf, l’élan, le chevreuil, le lièvre, l’agouti, le lapin et le rat palmiste.
Les bêtes fauves sont le tigre, l’ours, le chat-tigre, l’éléphant et la panthère. Les tigres surtout pullulent dans certaines parties de la Cochinchine, et dévorent chaque année bon nombre d’indigènes.
Dans les arbres, nous avons l’agrément de voir sauter des singes de toutes les grandeurs. Cet agrément ne dure pas longtemps, car après vous avoir vous-même regardé d’un air effaré, ils s’enfuient à votre approche au fond des bois.

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