(007) Rivages de l’Italie et de la Sicile.
En continuant notre
voyage, bientôt, malgré le vent debout que nous avions toujours eu depuis notre
départ, nous arrivâmes en vue du détroit de Messine. Sur la côte d’Italie, qui
fait un coude très prononcé dans ces parages, la mer est bordée de hautes
falaises à pic dont les flancs ravinés et pleins de crevasses monstrueuses
disent assez au passant combien elles doivent fournir de repaires au
brigandage, et bordées tantôt de criques et de baies nombreuses au fond
desquelles s’aperçoivent très souvent des ruines fameuses, des ports et des
villes dont les maisons blanches se détachent sur le fond grisâtre des rocs
environnants.
Quant à la pointe de la
Sicile, elle s’avance toujours en diminuant de hauteur et finit par des dunes
de sable qui ne s’élèvent que de quelques mètres seulement au-dessus du niveau
de la mer. Là, je remarque un phare à feux tournants et un fort assez peu
important, que l’on nomme je crois le fort Garibaldi. Sur cette langue de
terre, mais du côté qui regarde Messine, s’élève un gros bourg dont les
constructions neuves indiquent qu’il ne date pas d’une époque bien éloignée.
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